[ITW] Funky Veggie : l’histoire d’une start-up qui pousse !

L’interview que l’on vous propose de découvrir aujourd’hui va changer votre façon de voir la nourriture « vegan ». Alors, non, il n’y aura pas que des graines et du tofu dans cet article… Car le défi principal de Funky Veggie, jeune start-up créée il y a tout juste un an par Camille et Adrien, est de changer les moeurs ainsi que nos habitudes de consommation, en nous prouvant qu’un bon repas vegan n’est : « ni une obligation, ni une punition, mais un moment de plaisir. » 

Qui se cache derrière cette jeune start-up ? Une petite présentation ?

Nous sommes deux jeunes entrepreneurs, très passionnés. Avec Adrien, mon associé, nous nous sommes rencontrés à un Start­up Weekend, et ça a “matché”… ! Adrien se disait depuis longtemps qu’il aimerait manger mieux… Pourquoi est­-ce qu’il ne le fait pas forcément ? Parce que manger sain, ça ne fait pas rêver ! Ne manger que des graines et du tofu, très peu pour lui. Quant à moi, j’adore cuisiner. J’ai toujours eu l’habitude d’inviter des amis à dîner, pour papoter et picoler autour de bons plats. Et à un moment, j’ai tenté une petite expérience : j’ai cuisiné des dîners entièrement veggie sans ne rien dire à personne, et le but était que personne ne se rende compte qu’il “manquait” quelque chose. Et ça a marché !

­ Pouvez-vous nous parler un peu plus de Funky Veggie ?

Funky Veggie, c’est une manière de prouver qu’on peut manger mieux, moins de viande, plus de légumes etc, sans renoncer à la gourmandise. Nous proposons une boule, naturellement sucré, à base de datte, noix de coco, amande, cannelle…etc. Aujourd’hui disponible dans 50 magasins Franprix. Et il se trouve que c’est également vegan, bio et sans gluten !

­ Pour vous qu’est­-ce que être vegan ? Et comment l’appliquez-vous à votre quotidien ?

Pour moi, c’est avant tout manger de très bonnes choses. C’est ne pas avoir à faire de choix entre un produit qui a du goût, et un produit qui est bon pour moi et pour la planète. Et c’est aussi cuisiner des plats très créatifs. Quand on fait des plats traditionnels, par exemple un bœuf bourguignon, on est obligé de suivre des règles très précises : on est enfermé dans une sorte de carcan culinaire. Comme la cuisine vegan est assez nouvelle, on peut tout réinventer avec beaucoup d’audace.

­ Quelles sont les plus grosses difficultés à gérer ?

Pour moi le plus difficile lorsque l’on monte sa propre boîte, c’est de délimiter le travail et le reste. Funky Veggie, c’est un projet qui me tient à coeur, et j’y pense tout le temps. Donc à la fin de la journée, c’est très difficile de se dire qu’il faut arrêter de travailler, aller prendre l’air et penser à autre chose.

­ Pourquoi avez-vous eu cette envie de promouvoir « l’idée de manger bien sans ne manger que des graines » ?

Parce que je trouve ça dommage qu’il y ait tant d’a priori sur la nourriture saine. Parce qu’on a pas forcément besoin de choisir entre le bon et le sain. Et surtout, par gourmandise !

Et quelles sont les clés d’un bon repas ou d’une bonne recette vegan ?

Un bon repas, c’est avant tout un moment que l’on partage avec des personnes que l’on aime. Ce sont aussi de bons produits, bio de préférence, et bien associés entre eux. Cuisiner vegan, c’est relativement simple mais ça peut rester très limité si on ne sait pas quelles protéines végétales choisir, quels aliments sont intéressants, etc. Et c’est pour ça que chaque semaine, le client reçoit des petits “tips” d’experts (nutritionnistes, naturopathes, coachs sportifs…) qui l’aident à s’orienter.

­ Quelles sont vos inspirations ? Ces choses qui vous motivent à vous lever le matin ?

La plus grande source de motivation, ce sont les feedbacks des personnes qui au départ peuvent être un peu sceptiques quand on leur parle de nourriture veggie, mais qui ensuite nous envoient des messages pour nous dire qu’ils ont adoré ce qu’ils ont goûté. C’est génial de voir que toute cette passion et ce travail qu’on met dans Funky Veggie, les personnes le ressentent et y adhèrent.

­ As­-vous des projets à venir ? Comment voyez-vous le développement de votre concept ?

Pour l’instant, l’idée est de partager ce que l’on fait avec davantage de personnes et de fédérer une communauté. Cette grande famille Funky Veggie, on l’élargit jour après jour !

­ En quelques mots, comment définiriez-vous la « slow life » (un moment précis, une citation, une façon de voir la vie) ?

J’étais à une conférence de Cyril Dion récemment, et quand on lui a demandé quelle était la meilleure manière de contribuer à “construire un monde meilleur” à ses yeux, il a eu une réponse à la fois surprenante et géniale. Il a dit que ce n’était pas travailler deux heures par jour en tant que bénévole dans une ONG qui allait vraiment faire la différence. Au contraire, il suffit de faire quelque chose que l’on aime. Si vous vous réveillez le matin et que vous faites quelque chose qui vous passionne, en quoi vous croyez, vous êtes beaucoup plus épanoui et cela agit sur les autres et sur la planète par ricochets. Car en général, personne ne rêve de fabriquer des missiles : si les gens sont vraiment fidèles à ce qu’il aiment, en général ils servent indirectement l’intérêt public.